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Bocuse d’or 2013

Un petit historique

Fin janvier 85, la seconde édition du Salon des Métiers de Bouche, le futur Sirha, ferme ses portes sur un succès. 750 exposants et 70 000 visiteurs l’ont honoré de leur présence. Dans l’ascenseur qui les mène à une émission de télé locale consacrée à l’évènement, le directeur du Parc des Expositions de Lyon de l’époque, et Paul Bocuse, le chef que l’on ne présente déjà plus, plaisantent autour de la création d’un concours de cuisiniers. ” Un évènement qui complèterait le salon “, dit l’un… ” Un show d’envergure internationale “, complète l’autre. Le Bocuse d’Or était né.

A l’époque, les compétitions culinaires abondent, mais aucune ne se déroule en direct, face au public. “On va construire une rangée de boxes de cuisine, faire travailler des jeunes chefs du monde entier et réunir un jury composé de stars de la gastronomie mondiale qui dégustera et notera les plats, le tout devant le public installé dans des tribunes”, imagine Paul Bocuse.

Aussitôt, le chef lyonnais contacte ses amis cuisiniers dans le monde. Chaque pays doit sélectionner un candidat. Le chef responsable de chaque sélection nationale participe au jury international lors du concours à Lyon. Un comité d’organisation se répartit les tâches, contacte les sponsors et entraîne son poulain.

Et voilà les JO de la gastronomie sont crées ! & c’est tous les 2 ans que des chefs du monde entier se retrouvent Lyon pour désigner le champion du monde de la gastronomie.

Si le temps imparti n’a pas changé, toujours 5 h 35 pour 2 plats, quelques nouveautés sont venues changer la donne. Pour la viande, sur le thème du filet de boeuf qualité certifiée des pâturages irlandais avec paleron, joue et queue, l’esprit originel du concours est conservé avec un dressage sur plat. En revanche, c’est la révolution pour le poisson. Les candidats doivent cuisiner le turbot label rouge et le homard bleu et le présenter sur assiette (et non plus sur plat), pour se rapprocher de la réalité du restaurant. Le jury a pu constater que cela influe sur la conception même des garnitures et que sur assiette, la température est nettement plus élevée, ce qui améliore la dégustation.

L’autre nouveauté, c’est le marché, installé dans l’espace Métro, auquel les cuisiniers devaient se rendre la veille du concours. Voir les candidats traverser tout le salon pour gagner le marché et les regarder faire leur choix était un grand moment. Ils découvrent sur place le choix des organisateurs. Il n’y a ni chou, ni chou de Bruxelles ou d’artichaut… Ils ont 30 minutes pour mettre dans leur panier les produits nécessaires à la confection de deux des trois garnitures pour le poisson. Ils doivent illico adapter leur recette. Le candidat, son commis et son coach disposent ensuite d’une heure pour rédiger la recette finale qui sera donnée au jury. Pour finir, la troisième garniture doit être typique du pays du candidat (encore une nouveauté). Les candidats arrivent de chez lui avec ses produits sans aucune interdiction. Cette dernière exigence est sensée favoriser la diversité et la mise en valeur des patrimoines culinaires. Des changements destinés à corser le concours, laisser plus de place à l’improvisation et gagner en créativité.bocuse d'or 2013

Les candidats sont aussi jugés sur le travail en équipe, l’hygiène et le non-gaspillage, et ça c’est super important, ça reflète la vie d’un restaurant.

Cocorico !!! cette année c’est Thibaut RUGGERI (France) & son équipe qui gagne le précieux trophée, suivit par Jeppe FOLDAGER (danemark) & Noriyuki HAMADA (japon).

Félicitations !!

En savoir plus :

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